« La tache » de Philip Roth

Le carnet de Myriam Thibault

Philip Roth La tacheLa tache, roman de Philip Roth, traduit de l’américain par Josée Kamoun, aux éditions de poche Folio, 480 pages, 8€90. Prix Médicis étranger 2002.

Coleman Silk était professeur de lettres classiques. Jusqu’au jour où il prononça le « mot scélérat ». Alors que deux étudiants étaient absents de son cours de littérature, deux étudiants qu’ils n’avaient d’ailleurs encore jamais vu, il les traita de « zombies ». Il aurait très bien pu dire fantôme ou spectre. Il voulait appuyer le fait qu’ils n’avaient jamais mis les pieds dans son cours de littérature. Seulement, en anglais, le mot « zombie » est la traduction de « spook », qui en argot est une insulte raciste, équivalente en français du mot « bougnoule », comme l’explique la note de la page 18, de l’édition Folio. Or, les deux étudiants sont de couleur de peau noire. Ils ont eu vent de l’insulte, et ont cru leur professeur raciste. Les deux étudiants le dénoncent alors pour…

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Ailleurs

Le chemin sauvage peut tout convertir, les branches mémoires effacent nos regrets, l’écorce du chêne caresse notre passage, qu’y a t’il de plus simple que de se faire ensorceler par le printemps. Fleurs blanches inattendue au détour d’une clairière comme l’amour d’une femme naissant dans un silence absolu. Les gris frémissements de l’année écoulée gouttelettes de rosée glissant d’âmes trop sensible, trop lisse, il existe un autre monde que le notre. L’édifice central du capital, n’existe que dans le reflet du regard glacial d’illusionnistes corrompus. C’est enfin notre jour de sortie dans la longue étendue de nos rêves réalisés, même en habits sombres on peut marcher dans le soleil. L’hirondelle revient toujours au point de sa naissance, au même nid, comme mon coeur volera toujours autour du tiens, même si il ne peut s’y poser. Le vent porte les mots du poète par dessus les arbres calcinés et brulés par manque d’attention, mais là sous la mousse, se trouve une pierre si précieuse, que seul le blaireau au discret sourire en connait l’existence. Il faut partir très loin en soi pour retrouver l’écriture de notre coeur devenue illisible par manque de lucidité. Comme elle posséder un sacré caractère pour en retrouver la signification et l’irréel clairvoyance. De longs rubans de mélancolies, lumineux, tombent avec grâce sur l’horizon empli de paix et d’oubli et déjà je ne suis plus dans le vert profond de mes certitudes empruntées au vent froid d’une société sans lendemain.

Philsland©SaturdayReflexion2014